LES LIVRES D’ARCHITECTURE

Notice détaillée

Auteur(s) Aviler, Charles Augustin d’
Titre Cours d’architecture... [Explication des termes d’architecture...]
Adresse Paris, N. Langlois, 1691
Localisation Paris, Ensba, Les 223
Mots matière Architecture
Consultation de l’ouvrage
vol. 1, vol. 2
Transcription du texte

English

     Le Cours d’architecture qui comprend les ordres de Vignole, loin de représenter le testament d’un professionnel arrivé dans la plénitude de l’âge, émet les hypothèses et énumère les outils de travail d’un praticien encore au seuil de sa carrière. Pour avoir contribué à sa célébrité, les nombreuses rééditions et les trois refontes de l’ouvrage compliquent l’appréhension d’un projet éditorial fondé sur la complémentarité de deux tomes – l’un consacré au cours à proprement parler (env. 480 pages), l’autre, au dictionnaire des termes d’architecture (env. 540 pages) – qui ont connu l’un et l’autre plusieurs « états ».
Le premier tome s’ouvre sur un frontispice en pleine page suivi d’une page de titre ; mais il n’y a pas de correspondance exacte entre les deux documents d’ouverture. Le frontispice est une vue allégorique de l’architecture où le portrait de Vignole en médaillon et les ruines du forum romain semblent circonscrire la portée de l’ouvrage à un commentaire de l’œuvre de cet architecte. C’est grâce à la page de titre, qui vient en second, que l’on apprend que l’ambition de la publication dépasse cet objectif. Cette distorsion entre les deux pages trahit peut-être les stratifications d’un ouvrage dont l’ambition ne s’est pas déclarée tout de suite. Et c’est sans doute dans cette accumulation progressive d’éléments assez arbitrairement réunis que réside la grande originalité et la véritable portée du Cours. Pour anarchiques qu’ils puissent paraître, les accroissements divers dont d’Aviler a imaginé enrichir l’œuvre théorique de Vignole contribuent à rassembler de manière totalement inédite les rudiments donnés par la Règle de l’Italien. Celle-ci se distingue tant de la tradition vitruvienne que des traités de la Renaissance italienne. Face à ces avancées et prolongements du projet, on constate que l’épître au marquis de Louvois fait machine arrière, et limite la portée de l’ouvrage au seul Vignole. C’est ainsi que les premières pages du d’Aviler trahissent le doute qui a dû habiter la pensée de l’auteur quant au contenu exact de son Cours, et préfigurent les stratifications visibles dont témoigne l’ouvrage pris dans son ensemble.
Les deux tomes publiés en 1691 par Nicolas Langlois, immédiatement salués par le Mercure de France, reprennent le titre de l’ouvrage de François Blondel (1618-1686) paru en 1675 et 1683. À la différence du Cours de d’Aviler, le Cours enseigné dans l’Académie royale d’architecture rédigé par l’auteur de la porte Saint-Denis présente un corpus de connaissances soumises à l’épreuve de plusieurs années d’enseignement. Âgé de 57 ans lors de la publication du premier volume, fort de sa pratique et de ses expériences, le directeur de l’Académie d’Architecture est au faîte de sa carrière. Au moment où il rédige son Cours, d’Aviler, qui a été son élève, est dans la trentaine, et tarde au contraire à faire démarrer la sienne. Après un séjour de plusieurs années en Italie aux frais du roi, il s’attire l’estime des académiciens à son retour à Paris. Familier des plus hautes sphères du monde de l’architecture, il parvient ainsi à se faire embaucher dans la plus prestigieuse des agences du royaume, celle de Jules Hardouin-Mansart. Conscient de l’impossibilité de se distinguer tant qu’il restera sous la coupe du premier architecte, il se libère de ce joug et la rédaction du Cours d’architecture participe clairement d’un projet d’ascension professionnelle.
Ouvrage réputé d’accès facile, pour ne pas dire de vulgarisation, rédigé par un praticien déjà aguerri sinon confirmé à l’adresse d’un large public, le Cours d’architecture tient sans doute davantage du manuel que du traité. Il se présente sous un format in 4° économique et commode qui le distingue des in-folio de François Blondel. D’Aviler ne s’embarrasse pas des subtilités théoriques dont s’enorgueillissent les ouvrages des académiciens de ce temps. Dans La théorie architecturale à l’âge classique, Françoise Fichet l’évince significativement de la liste des vingt auteurs dont elle donne des extraits. Or, le d’Aviler réédité à maintes reprises et refondu deux fois seulement – en 1710 et en 1738 – est sans doute l’ouvrage qui a le plus circulé à travers l’Europe. Si le Cours reprend la trame de la première partie de l’ouvrage de Blondel, il en déshabille le propos. L’exégèse par laquelle le directeur de l’Académie s’attache à confronter le sentiment des différents auteurs – Vitruve, Vignole, Palladio et Scamozzi – disparaît au profit de l’explicitation d’un modèle unique, celui de Vignole. Il est vrai que l’architecte du Gesù s’est attiré de longue date les suffrages des bâtisseurs en raison de la simplicité de ses règles et de la facilité de leur application. D’Aviler est sans doute loin d’être le premier à transcrire ces règles, mais c’est à lui que revient l’idée de les présenter de manière opératoire, prêtes à l’emploi.
Déformée par la simplification du propos, la cohérence du Cours de Blondel s’efface au profit d’une composition plus libre mais aussi beaucoup plus hétéroclite, qui admet diverses injections dont il tire profit. C’est un procédé très répandu chez les auteurs italiens : les aggiunte sont des ajouts qui enrichissent ou illustrent la compréhension du texte théorique. Le système des proportions emprunté à Vignole est ainsi précédé d’une vie de cet architecte et la déclinaison de l’emploi des ordres trouve en fin de volume un prolongement dans la présentation de plusieurs de ses plus célèbres œuvres construites. Si la constitution de ce corpus relatif à Vignole s’explique du fait de l’autorité que d’Aviler lui reconnaît, le principe des aggiunte règne sans partage d’un bout à l’autre du traité et règle la succession des parties. C’est à la fin de la présentation des ordres d’architecture qu’émerge le rapport qui s’instituera et prévaudra dans tout le reste de l’ouvrage entre connaissances théoriques et cas d’application. Dès le paragraphe sur la « Manière de torser les Colonnes » d’Aviler sort du contexte théorique pour décrire et illustrer beaucoup plus longuement et précisément que ne le faisait Blondel l’exemple contemporain des colonnes des baldaquins de Saint-Pierre et du Val-de-Grâce (p. 110-111). Cette première extrapolation opérée à partir d’un contexte théorique auquel se cantonnait volontiers le directeur de l’Académie annonce toutes les autres.
Le ton est donné par ce premier écart. Le Cours est en effet marqué ensuite par l’arbitraire de la présentation et de la succession des sujets, l’absence de transitions réelles entre les parties, et par des aller et retour constants entre exemples canoniques et cas d’application. Si on passe des ordres aux portes et aux fenêtres comme l’avait fait Blondel, ce n’est par pour s’encombrer du vain exposé de la déclinaison des baies des temples, mais pour dresser une nomenclature de toutes les portes en usage (p. 114 sq.). D’Aviler n’hésite pas à quitter momentanément le registre de la menuiserie pour passer à celui de la serrurerie, évidemment plus propre à définir les grilles des parcs ou les clôtures de chœur (p. 117 sq.). L’examen de la question des baies donne lieu à un passage en revue d’un corpus dont la paternité s’élargit à des cas dont d’Aviler se soucie assez peu d’ailleurs de savoir s’ils sont de la main de Vignole, comme une fenêtre du palais Sacchetti qu’il attribue explicitement (et justement) à Antonio da Sangallo (p. 142). Peu satisfait des proportions de cette dernière, d’Aviler s’autorise à en proposer un corrigé selon un dessin mi-parti favorable à la représentation des variantes d’un même projet. À la question des baies succède celle des manteaux de cheminées qui entrent dans la décoration des appartements et l’exemple d’une cheminée du palais Farnèse sert de préambule à plusieurs exemples de cheminées du règne de Louis XIV (p. 158 sq.). Les élévations soignées de ces morceaux d’architecture contrastent avec le tracé tant en plan qu’en coupe de l’humble principe du dévoiement des conduits, dont l’invention est il est vrai aussi utile que récente (p. 159).
Portes, fenêtres et cheminées forment une sorte de préalable à la description en règle non pas du temple gréco-romain ni même du palais italien, mais plus utilement dans l’esprit de son auteur de l’hôtel à la française, entre cour et jardin (p. 172 sq.). Cette transposition de la trame et de données héritées du Cours de Blondel tend à faire de l’ouvrage de d’Aviler un répertoire de formes et d’objets à cette époque étrangers les uns aux autres, dont le lecteur est appelé à inventer les complicités relatives. S’il a suscité un intérêt bien compréhensible de la part des sociologues tels Monique Eleb-Vidal, l’édifice que propose d’Aviler n’a guère fait l’objet des exégèses qu’on attendrait de la part des historiens de l’architecture. Inspiré dans ses dispositions générales des constructions de ce temps, l’hôtel est pourtant dominé par le remarquable dogmatisme de sa conception. Pourquoi avoir donné pour seul exemple d’habitation une demeure ostensiblement située au haut de la hiérarchie de l’architecture, d’une ampleur supérieure aux plus vastes distributions proposées en 1623 puis en 1647 par Pierre Le Muet dans ses Manière de bien bastir ? La simulation d’un fonctionnement par appartements étanches est d’une rigidité que semble contredire tant la multiplicité des associations possibles entre les pièces que l’histoire des demeures de l’époque. Si le caractère théorique de cette construction ne réside pas dans son appartenance à un registre révolu de la production architecturale, le très grand luxe de ses dispositions l’exclut tout aussi bien du contexte de la production française ordinaire.
À la suite de cette présentation sur l’hôtel parisien, mais faiblement relié à cet exposé, un aperçu sur les matériaux et sur leur mise en œuvre donne lieu à la production d’illustrations très soignées et sans rapport de parenté ou d’équivalence dans les divers registres abordés (p. 201 sq.). Si à défaut d’une possibilité de reproduction en couleurs, l’inventaire des pierres et des marbres se prête assez mal à leur mise en image, la serrurerie donne lieu à de foisonnantes planches d’ornements. Potences, serrures, garnitures diverses, espagnolettes, verrous et fiches rivalisent avec les rampes et garde-corps aux entrelacs dont les rondeurs voluptueuses évoquent celles de l’écriture cursive qu’on admire notamment dans les actes notariés de ce temps (p. 217, planche 65 C et p. 219, planche 65 D.). La mise en œuvre de la pierre de grand appareil ne s’accompagne nullement de cette surenchère décorative qui s’impose parallèlement tant dans la capitale que dans les principales villes de France sur le modèle de ce qui se pratique dans les bâtiments royaux. Rien ne transparaît de cette floraison d’éléments sculptés, consoles, cartouches, mascarons, qui envahissent à cette époque les façades de simples demeures bourgeoises. La présentation se fait ici purement technique. Elle se limite à un inventaire des traits de stéréotomie sans rapport avec le caractère ornemental qui semblait accompagner sinon qualifier cette partie du Cours (p. 237, planche 66 A et p. 241, planche 66 B).
Sans la moindre cohérence avec ce qui précède, et conçu un peu à la manière d’une annexe, une suite de bâtiments dessinés par Vignole offre à la suite de cette partie sur la construction un écho à la première partie de l’ouvrage (p. 245 sq.). Il s’agit là incontestablement d’œuvres emblématiques de la carrière de l’auteur de la Regola. Révélant l’admiration de son auteur pour Michel-Ange, le Cours admet à la suite de ce développement sur Vignole un panégyrique consacré au Florentin (p. 261 sq.). Cette fois, les édifices mentionnés et dessinés ont de quoi surprendre. S’ils sont tous de la main du sculpteur du David – ou lui sont attribués avec plus ou moins de justesse – le caractère hétéroclite de l’échantillon hérité de traités italiens ne laisse pas d’étonner. Ce sont d’abord les arcs de la place du Peuple et de la porta Pia, auxquels succèdent les portails de grandes villas suburbaines des familles princières et du haut clergé résidant à Rome. La valeur documentaire de ces morceaux d’architecture paraît incertaine y compris à l’auteur du Cours, qui introduit des nuances dans son propos (p. 270, à propos de la « Porte Pie »). L’exposé s’achève avec des dessins généraux et de détail du palais des Conservateurs au Capitole (p. 282 sq.).
Le Cours s’achève peu après sur un nouvel ensemble d’éléments décoratifs telles que colonnes rostrales, colonnes votives, socles, assortiment de balustres et éléments de décoration intérieure qui font double emploi avec certains aspects évoqués plus avant dans l’ouvrage (p. 306 sq.). Quelques pages plus loin, bossages, entablements extérieurs ou intérieurs, compartiments et dallages de marbres forment un ultime pot-pourri, comme si d’Aviler était tout d’un coup saisi de la crainte d’avoir oublié quelque chose d’important.
Si l’Explication des termes d’architecture du second tome constitue le premier aboutissement d’un genre dont certains éditeurs de Vitruve (par exemple Jean Martin, Declaration des noms propres et motz difficiles contenuz en Vitruve dans la traduction de 1547) et plus tard André Félibien des Avaux (Des principes de l’architecture de la sculpture, de la peinture … Avec un dictionnaire propre à chacun de ces arts, Paris, 1676, rééd. 1690, 1697 et 1699) avaient respectivement donné l’idée dans leurs ouvrages, il revient à d’Aviler d’avoir considérablement développé le genre du dictionnaire. Le sien s’impose par le nombre des mots définis – environ 4000 – et par la clarté des définitions souvent assorties d’exemples. Contrairement à l’esprit qui règne chez les académiciens qui s’emploient au même moment à rédiger les articles du Dictionnaire de l’Académie françoise, et classent les mots par famille, d’Aviler renonce par exemple à donner l’étymologie de chaque mot et soumet tout son ouvrage à l’arbitraire de l’ordre alphabétique. Le dictionnaire se présente comme un ouvrage technique, qui s’emploie à serrer d’au plus près la réalité du bâtiment. Familier des textes théoriques, de la vie d’agence et du suivi des chantiers, d’Aviler porte indiscutablement la double casquette de l’homme de cabinet et de l’homme du terrain. Déjà dans le Cours, la planche « Des moulures » très souvent reproduite, où les profils de la modénature classique apparaissent sous deux types de représentation différents illustrait cette habitude d’une confrontation des savoirs théoriques et pratiques (p. III, pl. A). Aux dessins exécutés au trait d’Aviler fait correspondre dans le Dictionnaire la terminologie utilisée sur le chantier, peu alambiquée mais explicite. L’expression des mêmes profils représentés de manière plus circonstanciée, c’est-à-dire avec la figuration de leurs ombres propres va de pair avec une déclinaison du vocabulaire vitruvien.
Le dictionnaire apparaît comme le complément indispensable à l’équilibre du Cours. Les quatre mille mots sont une occasion d’expliciter nombre de points voire de thèmes qui n’ont pas trouvé leur place dans le tome 1. La table des matières renvoie autant au volume de texte qu’aux articles du dictionnaire, preuve que d’Aviler y attachait une importance sans doute égale. De très nombreuses références à l’actualité du bâtiment y trouvent leur place : Versailles, le Louvre, les Invalides et les édifices italiens donnent l’occasion d’un très grand nombre de renvois au dictionnaire. Enfin, selon Thierry Verdier, certains des mots clefs du langage de l’architecture des Temps Modernes y font l’objet de définitions peut-être succinctes mais toujours très circonstanciées, tels que symétrie, point de vue, ordonnance, etc… Largement utilisé par Jean-Marie Pérouse de Montclos dans son Vocabulaire de l’architecture publié en 1972 , le dictionnaire de d’Aviler constitue la toute première nomenclature rédigée par un homme de l’art, l’une des principales sources dont s’inspireront des auteurs tels Roland Le Virloys et Viollet-le-Duc.
On pourrait s’étonner que la composition de cet ouvrage au caractère passablement « fourre-tout » n’ait pas soulevé d’objection lors de sa parution. Plus récemment, sans doute du fait de l’autorité d’un ouvrage réputé et souvent réédité, on ne s’est nullement autorisé à en décrire la présentation somme toute assez déconcertante, sinon maladroite. Il est sans doute à parier que le d’Aviler a été de tous temps bien davantage feuilleté que lu. À cet égard, il convient d’insister sur la très grande qualité des planches qui font du Cours un grand recueil d’images. Mais l’organisation de ses différentes parties reflète une addition voire un collage arbitraire de parties dont d’Aviler ne s’est pas attaché à envisager la cohérence. Le Cours se présente un peu à la façon d’un herbier où les spécimens sont collés au fur et à mesure de leur découverte. Ils rappellent en cela les carnets de bord de certains apprentis architectes, dont les expériences passées et présentes s’intègrent et se succèdent sans ordre prédéterminé. L’intérêt de la somme ne réside pas dans l’agencement raisonné des parties mais dans une accumulation propice à la confrontation, à la méditation et à l’invention. En ce sens, le Cours a de quoi désarçonner l’amateur ou l’historien qui s’efforce de recréer les conditions de l’émergence d’une pensée architecturale. Si l’ouvrage a été réédité et refondu à plusieurs reprises, personne n’a songé à en modifier l’économie, à l’exception notable d’une table des matières qui est restée longtemps introuvable dans la masse des prologues, préfaces et préambules de toutes sortes qui occupent le début du premier tome. Celle-ci ne trouve la place qui lui revient à la fin de l’ouvrage qu’à la faveur de la réédition dont Mariette assume la responsabilité en 1738, soit près de cinquante années après la première édition de l’ouvrage.

Jean-François Cabestan (Université Paris I Panthéon-Sorbonne) – 2012

Bibliographie critique

M. Eleb-Vidal & A. Debarre-Blanchard, Architectures de la vie privée, XVIIe–XIXe siècles, Bruxelles, Archives d’architecture moderne, 1989.

F. Fichet, La théorie architecturale à l’âge classique : essai d'anthologie critique, Bruxelles/Liège, Mardaga, 1979.

T. Verdier, Augustin-Charles d’Aviler, architecte du roi en Languedoc, 1753-1701, Montpellier, Presses du Languedoc, 2003.

T. Verdier, « Un manuel d’architecture au XVIIe siècle, le Cours d’Augustin-Charles d’Aviler », Cahiers de la recherche architecturale et urbaine, 13/14, 2003, p. 81-92.




 

 

Notice

Cours d’architecture qui comprend les ordres de Vignole, avec des commentaires, les figures et descriptions de ses plus beaux bâtimens, et de ceux de Michel-Ange... et tout ce qui regarde l’art de bâtir, avec une ample Explication par ordre alphabétique de tous les termes / par le sieur A.-C. Daviler, architecte. Titre propre au deuxième tome : Explication des termes d’architecture. - A Paris : chez Nicolas Langlois, 1691.
2 vol. in-4°.
Tome I : [82] -xii-360 pages entremêlées de 31 planches doubles gravées sur cuivre ; tome II : 265 ff. composés de vi-p.361-880- [881-884] : deux frontispices, bandeau, lettrines, culs de lampe gravés sur cuivre et au tome I, 84 planches simples gravées sur cuivre.
Texte et planches sont disposés dans un encadrement de deux filets. Le deuxième tome est tout entier consacré au dictionnaire des termes d’architecture, précédé d’un Avertissement. Les frontispices sont dessinés par Louis Boullogne et Jean-Baptiste Corneille, et gravés par J. Langlois. Le bandeau de la dédicace est signé [Daniel] Marot. Quelques planches ont été signées Dolivar, les autres sont de Pierre Lepautre.
Comprend : Pièces liminaires: dédicace au marquis de Louvois, préface, Vie de Vignole, table des planches, index matière, privilège, préface de Vignole.
Berlin Katalog 2388 ; Fowler 32 ; RIBA 155.
Paris, École nationale supérieure des Beaux-Arts, Les 223.
*Notes :
- Reliure de veau brun raciné contemporaine de l’édition, avec fleuron dans les entrenerfs.
- Donation faite par la veuve de l’architecte Joseph Le Soufaché à l’École des Beaux-Arts en 1889.